AUTHENTIQUE ARCHITECTURE LOUIS XV D’UN CHÂTEAU FAMILIAL

Le Château de Mauvières, en bordure de l’Yvette, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, vous transporte dans une dimension intemporelle de charme et d’histoire. La beauté de son architecture simple, sobre, mais authentiquement d’époque Louis XV (1705-1725), séduit tout autant que les salons raffinés aux boiseries peintes.

Profitez du calme du Parc à l’Anglaise arboré de 15 hectares, et du jardin d’eau à la Française construit autour du thème de la carte du tendre, reservé uniquement à vos invités.

chateau-mauvieres-salons

MAUVIÈRES, UNE HISTOIRE

Au Moyen-Age, le Fief de Mauvières appartenait à la Paroisse et Châtellerie de Chevreuse. Milon en est le premier Seigneur et Châtelain de Chevreuse. En 1179, Bernard de Malverius devient le premier Seigneur de Mauvières connu.

1249, Andry de Macy, Ecuyer, fait l’Aveu pour le Fief qui consiste en « Hôtel et les jardins de MAUVIERES, sept quartiers de roches… etc… et le quart de la terre de Saint-Forget etc… » « Aveu » d’Henry de Berigny, Ecuyer, pour son « Manoir de Mauvières, un moulin enclos dedans ».

C’est dans la deuxième moitié du 14ème siècle, qu’un certain Ramond de la Rivière de la Martigne, se voit doté du Fief « avec moulin de Mauvières en Saint-Forget… » en récompense de son action contre les Anglais pour la reprise de Bergerac par le duc d’Anjou, frère de Charles V. En souvenir de son origine bergeraçoise, R. de la Rivière, baptise du nom de Bergerac, les prairies jouxtant Mauvières à l’ouest. Les Seigneurs de Mauvières deviennent : de Mauvières et de Bergerac.

Ramon de la Rivière essaimera dans la région, et l’on retrouvera ses descendants jusqu’à la deuxième moitié du 16ème siècle.

1570, Gallois de Bergerac, vend son fief de Pré Joli-Bergerac à Catherine de Cyrano. Dauphin de Bergerac (ex de la Rivière, de la Martigne) dernier des périgourdins connus vend son fief de Mauvières à Foertbois en 1576.
Savinien de Cyrano, achète Mauvières à Fortbois en 1582, pour joindre son fief à celui de sa soeur Catherine (précédemment citée), rétablissant ainsi l’unité du fief de Mauvières et Bergerac.
Abel de Cyrano, fils du précédent, épouse demoiselle Espérance Bellanger, qui lui donne six enfants dont Savinien de Cyrano, son quatrième fils, qui passe son enfance entre Mauvières et le Mesnil-St-Denis avec son ami LE BRET, chez un curé surnommé « Trogne rouge », très érudit, et qui préside à leur instruction. Savinien passe ensuite quelques années au Collège de Presles-Bauvais à Paris (près de la place Maubert).
Savinien s’engage dans la Compagnie de Nobles Mousquetaires Gascons du Capitaine Carbon de Casteljaloux. C’est alors qu’il devient « Hercule Savinien Cyrano de Bergerac ».

Par la suite, Abel de Cyrano vend sa terre de Mauvières à « Nobre Ecuyer Antoine Balestrier, pour 17.200 livres tournois ».

1696, Pierre Manseau, Ecuyer valet de chambre et porte écritoire ordinaire du Roy.
En 1738, Henri de la Mouroux, Ecuyer, « a de son premier mariage un fils devenu aveugle à l’âge de deux ou trois ans… il joue des instruments, il compose, il joue aux échecs, au trictrac ; il a même appris le dessin, et son oncle ayant voulu faire à Mauvières un bâtiment nouveau, c’est cet aveugle qui a conduit ce bâtiment ».

En 1803, M. Mathieu Saint-Laurent, Notaire à Paris, Maire de Selestat, Préfet et Baron d’Empire et Beau-père de Menneval est le tuteur du petit Léon, fils naturel de l’Empereur et d’Eléonore Dennelle de la Plaigne. En reconnaissance de cette tutelle dont s’est chargé M. Mathieu Saint-Laurent, l’Empereur érige en Baronnie le fief de Mauvières.

En 1857, le Baron Joseph Edouard Mathieu de Mauvières, sans postérité, fait donation de Mauvières à sa nièce, Marie Sophie de Ségur, Duchesse de Lesparre, arrière-petite fille du Maréchal de Ségur, Ministre de la guerre sous Louis XVI. La Duchesse de Lesparre laisse avant sa mort la nu-propriété de Mauvières à son petit-fils le Comte Ferdinand de Bryas, et l’usufruit à ses deux filles : Ida de Gramont, Comtesse de Bryas, et Aglaé de Gramont, Vicomtesse d’Archiac.

Le Comte Ferdinand de BRYAS devient à la mort de sa mère le seul propriétaire de Mauvières. Après les péripéties de l’histoire : Guerre mondiale 39-40, occupation par les troupes françaises, puis allemandes et américaines, le château de Mauvières est utilisé comme résidence secondaire par le Comte Ferdinand de Bryas et sa famille, jusqu’à sa mort en 1958.

Mauvières tombe dans l’indivision jusqu’en 1965. Au partage de la succession du Comte Ferdinand de Bryas, Le domaine de Mauvières, réduit au château, dépendances et parc, est repris par le Comte Jacques de Bryas, fils du précédent, qui entreprend avec son épouse les travaux de restauration et la création du jardin.